Patrick Bruel : 19 femmes l’accusent de violences sexuelles, trois enquêtes judiciaires ouvertes
Le chanteur et comédien Patrick Bruel fait face à une multiplication des témoignages et des plaintes pour des faits présumés de violences sexuelles, sur une période allant de 1992 à 2019.
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En résumé : 3 points clés
19 femmes ont, à ce jour, témoigné contre Patrick Bruel pour des faits de violences sexuelles, selon les procédures judiciaires et les enquêtes journalistiques de Mediapart, Elle, et France Info.
Trois enquêtes judiciaires sont actuellement ouvertes en France (Paris, Saint-Malo) et en Belgique, pour des faits allant de l’agression sexuelle au viol.
Daniela Elstner, directrice générale d’Unifrance, a porté plainte le 12 mars 2026 pour tentative de viol et agression sexuelle, déclenchant une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris le 14 avril 2026.
Une vague de témoignages
Depuis mars 2026, 15 nouvelles femmes se sont ajoutées aux 4 premières (révélées par Mediapart et Elle), portant le total à 19 accusatrices. Les faits dénoncés couvrent une période large, de 1992 à 2019, et incluent des allégations de viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement.
Parmi les plaignantes, Daniela Elstner, directrice générale d’Unifrance, a déposé plainte le 12 mars 2026 pour des faits qu’elle situe lors du Festival du film français d’Acapulco (Mexique), alors qu’elle avait 26 ans. Une autre enquête, ouverte par le parquet de Saint-Malo, concerne une plainte pour viol déposée pour des faits présumés survenus en 2012, lors du Festival du Film britannique de Dinard.
Les réactions judiciaires
Le parquet de Paris a confirmé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour tentative de viol et agression sexuelle, à la suite de la plainte de Daniela Elstner. En Belgique, deux femmes ont également porté plainte pour agression et tentative d’agressions sexuelles, dont l’une a été entendue par la justice belge.
Les avocats de Patrick Bruel, Me Christophe Ingrain et Me Jade Dousselin, ont réagi en affirmant que leur client « n’a jamais forcé un geste ou un rapport sexuel », « n’a jamais passé outre les réticences ou le refus d’une femme », et qu’il « n’a jamais cherché à contraindre quiconque ». Ils soulignent que les enquêtes menées en 2019, à la suite de plaintes de masseuses pour harcèlement et exhibition sexuelle, avaient été classées sans suite en décembre 2020, en l’absence d’éléments permettant de caractériser une infraction pénale.
Question :
Alors que les enquêtes se poursuivent, cette affaire pose la question de l’équilibre entre la parole des victimes et le droit à la présomption d’innocence. Dans quelle mesure la notoriété d’une personnalité peut-elle influencer la perception des faits, tant par le public que par les institutions ?


